La pauvreté à Tanger

La pauvreté ou encore « pauvresse » comme on l’appelle là bas est nettement visible surtout du côté de la plage, du port ainsi que de la Médina. En rentrant un peu plus à l’intérieur des terres, les signes de pauvreté se font beaucoup plus rares.

Clochards et sans abris

Ils sont très nombreux à dormir sur les trottoirs, à côté des buissons et à côté des poubelles des restaurants. Je n’ai jamais vu autant de clochards dans la rue, c’est impressionnant. Certains se promènent pieds nus avec des chariots faits main pour transporter le peu d’affaires qu’ils ont. D’autres se baladent avec une sandale à un pied et une chaussure à l’autre. Le principal endroit où j’ai vu les clochards est la place du 9 avril 1947 où ils sont des dizaines entre eux.

Ci-dessus, vous pouvez voir deux sans abris se saluant. L’un d’entre eux porte des chaussures Mike imitation Nike.

Dealers

Les vendeurs de drogues profitent des touristes espagnols et français pour leur vendre tout et n’importe quoi d’après eux au meilleur prix. Certains vous accosteront en vous proposant du chocolat (résine de cannabis/shit), d’autres n’hésiteront pas à annoncer directement opium, cannabis ou encore crack. Une des phrases qui ressort souvent est « Viens touriste, moi vendre toi bon chocolat bon tarif ». Dans tous les cas, ne leur répondez même pas, faîtes comme s’ils n’existaient pas. Par moments je répondais, merci ce n’est pas la peine, ils insistaient, me collaient et faisaient tout pour vendre de la merde.

Prostituées

Selon plusieurs médias locaux, la prostitution à Tanger est en train de monter depuis plusieurs années. Pour rappel, la prostitution est interdite au Maroc, mais avec des flics corrompus tout est possible. Il semblerait que la majorité des prostituées se trouve dans les boîtes de nuit pour accoster directement les personnes « friquées ». N’ayant pas mis les pieds en boîte, nous n’en avons pas réellement vu. Cependant, en journée, il nous est arrivé de nous faire aborder par des filles voilées dans des tenues qui laissaient imaginer leur métier. Comme les dealers, elles sont très entreprenantes et abordent les touristes en leur parlant dans différentes langues : arabe, français, espagnol, anglais, italien ou encore allemand.

Mendiants

Leur nombre est impressionnant et il y en a de tous les âges de 4 à 70 ans. Les enfants vous supplient de leur donner une pièce ou essayent de vous vendre un paquet de mouchoirs. Un enfant était venu nous voir pour que nous lui donnions de l’argent, nous avons finalement décidé de lui donner la bouteille de boisson gazeuze qu’on avait sur nous qu’il nous avait demandé également. Après avoir bu une gorgée, le gosse a vidé la bouteille par terre et l’a jetée sur la route. On lui a donc fait la remarque pour lui dire que ce n’était pas normal, réponse « Nique ton mère, fils di pute ». Si à 5 ans, il sort déjà des mots comme ça de sa bouche, son avenir est déjà tout tracé !

Vous trouverez également de nombreux mendiants en quête de cigarettes, de chaussures, de nourriture ou encore d’une petite pièce. Ne les aidez pas s’ils ne sont pas réellement dans le besoin et qu’ils ne sont pas effectivement dans l’incapacité de travailler par eux-mêmes. C’est triste, mais une personne qui peut courir derrière vous pour vous demander de l’argent est en toute logique en pleine forme pour travailler.

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